• JE NE GRAVI PLUS

     
    JE NE GRAVI PLUS

     Je ne gravi plus la montagne
     Le silence dans les bois est compagne
     Seul dans la vallée où le temps fuit 
     La solitude résonne de l’ennui
     C’est un invisible monde
     Où plus rien ne germe dans l’onde
     Cette onde se brise sur la terre
     Dans cette immensité de mystère
     Décembre tourbillonne et se voile
     Au fur et à mesure que s’éclaire l’étoile
     C’est la tourmente qui t’emporte
     Dans cette immensité forte
     Le cœur meurtri tendre et fidèle
     Sous le vent du ciel bat de l’aile
     Je vois surgir ton visage
     Dans mes yeux l’orage
     Tu as trouvée un autre monde
     Où vole ta chevelure blonde
     Brutalement le vent t’enlève
     Je pleure toujours sur la grève
     Sans voir briller le cœur de ton étoile
     Je reste cloué dans ton nocturne voile
     Dieu a voulu que dans ton vaisseau tu dormes
     Même si mes baisers créaient
     une mer difforme
    Je continue à mourir d'amour
    ne mer difforme
      


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  •  LA CHAUMIERE

    Dans la chaumière à la douce tiédeur de l’automne,
    Son crépuscule n’a point l’air monotone.
    Le vieillard aux cheveux blancs appliqués sur ses tempes,
    Baisse son front pâli où quelques ombres campent,
    Son doux sourire diffuseur de tendresses,
    Couve ses animaux par des yeux en caresses.
    Dans ce bonheur le temps s’arrête de battre,
    Tandis que brûle la lumière de l’âtre.
    C’est la douceur d’une fin de jour,
    Posée sur un cœur de velours .
    C’est le repos bienfaiteur du soir,
    Instant où l’âme vit son espoir.
    Sur ce visage buriné de trames,
    Le passé cache son lot de larmes,
    On voit seulement la lumière de ce cœur,
    Dans le silence de l’instant en bonheur
    C’est l’instant d’un regard intime
    Chaleureusement sublime.
    Dans cette chaumière à la douceur de l’automne,
    J’ai posé mon cœur d’une langueur monotone
      


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  • CHEVAUX DE NOVEMBRE


     CHEVAUX DE NOVEMBRE

     
    Deux chevaux s’aimaient d’amour tendre,
      Marchaient en silence : se détendre.
      Le moment est plein de lumière isolée,
      Composant leurs candides pensées.
      Pas une ombre sous le vent,
      Le Colorado s’est parée tout de blanc.
      C’est une ineffable douceur,
      Elle s’est emparée des yeux de leurs cœurs
      


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  •   

    LA SOURCE MIRACULEUSE

     LA SOURCE MIRACULEUSE

     
    La source du temps se désaltère,
      Dans les flots lumineux  qui coulent sur la terre.
      Une pluie d’étoiles féconde les yeux,
      De cet océan en vagues de soie bleue.
      L’âme charmée de cette illusion souveraine,
      Cache son émotion en séraphique reine.
      Au filigrane bleu de son âme
      Brille l’éternité de ses flammes.
      Son cœur resplendit de beauté,
      Dans ce voyage étoilé


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  • TOUSSAINT

      LA TOUSSAINT
    Fêtes de tous les saints,
    Disparus dans nos yeux,
    Mais dans le sang du cœur
    Le voilà malheureux,
    Perdu sans bonheur
    Lorgne vers les cieux
    L’étoile du paradis
    Eclaire l’autre vie
    L’ombre s’attache au ciel,
    Tristesse sombre,
    Les yeux fixés vers l’éternel,
    Ne voient que l’ombre.
    Le cœur est plein de trouble s’épanche,
    Qu’importe si la vie est inégale ici bas,
    La vie sans bonheur  vers les ombres se penche,
    L’âme se dérobe sans se rompre sous ses pas.
    C’est la toussaint tous les jours,
    Dans le cœur vivent nos amours.
      


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