• ADIEU L'AMI

                                                                     

    ADIEU L'AMI

    ADIEU L’AMI

    J’ai décidé de ne plus te voir,
    Pour te cacher mon désespoir.
    Je me suis révolté et mon cœur était sombre,
    Il faisait mille bruits, je n’en sais plus le nombre.
    Les flèches qu’il a reçu n’ont pas pu se fondre,
    de fausses vérités m’ont plongées dans une nuit profonde,
    Tout se qui se brise hélas, n’arrête pas l’onde,
    L’heure s’est écroulée, tout me paraissait immonde.
    Je mangeais mon pain noir, j’étais morne et navré,
    En quelques paroles horribles, tu m’as déposé.
    Je n’ai pas pu reprendre mon souffle même très haut,
    A la vitesse du vent germait mon échafaud.
    Je n’ai pas réalisé que peu de temps suffit pour que change les choses,
    Le cœur brisé n’est plus rien quand un tout le métamorphose.
    Nous n’étions pas réveillés au même endroit du rêve,
    En un instant, ce sont les meilleurs moments qui s’achèvent.
    Nous nous comprenions pourtant en parlant de nos misères,
    Les échos chantaient dans nos voix sans mystères.
    Je n’ai toujours pas compris où tu as vu des taches,
    L’amitié qui nous unissait, entre nous rien ne se cache.
    Pourquoi, pourquoi un simple mot oublié a enflammé ton âme ?
    Tu as fais feu de tout bois par tes acides flammes.
    Tout ce qui fait presque rien est devenu vivant,
    Je me suis retrouvé dans l’accusé innocent.
    Tu as torché tes mots hurlant dans mon brouillard,
    J’ai remis mon masque comme celui d’un vieillard.
    C’était un jour où ma tête s’incline,
    Je ne sentais plus rien, mon cœur était en ruine
    Je t’ai clamé la vérité, accusant tes mensonges,
    Comme celui qui cherche a limiter ce qui le ronge.
    J’ai atteint le bas fond de mon gouffre intérieur,
    La réalité a fustigée le souffle de mes douleurs.
    Mon âme s’est repliée palpitant de finir,
    Maintenant entre nous il ne reste plus que des souvenirs.
    Je tremble tristesse comme une statue,
    J’ai claqué ta porte, par tes vents battue.
    Ma dignité, ma liberté, ma franchise exilée,
    ne viendra plus s’asseoir a tes côtés.
    Il me faut réapprendre à exister sans vivre,
    La vague de mes ennuis dans son néant m’enivre.
    Mais vie continue, j’ai oublié de vivre.
    Je t’ai appelé, grand dieu, catastrophe,
    Tu as hurlé de peur que je t’apostrophe.
    Tu déteste que l’on te résiste,
    Il faut toujours que tu commandes, c’est triste.
    Je ne suis pas homme devant toi à me mettre à genoux,
    Je t’ai entendu vociférer tu en devenais fou.
    Tu n’as pas supporté que je te tienne tête en vérité,
    Mais faire un scandale pour un  rien,
    On ne fait pas cela a un ami, ce n’est pas bien.
    C’est dans ces moments là que l’on découvre la vrai couleur des gens
     qui disent se soucier de moi,
    Alors depuis je me suis retiré en moi.
    Paraître moins pour être plus, c’est Corneille qui l’a dit,
    Maintenant c’est mon cœur qui l’écrit :
    Adieu l’ami.

    j'ai écrit ce texte il y a déjà pas mal d'années
    et en le lisant je pense que pour beaucoup d'entre nous
    il trouve encore et hélas une réalité
    qui n'a pas eu a connaître cette situation???

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  • Commentaires

    5
    Jeudi 13 Février à 21:19

    Il est d'une force inouïe ton texte et c'est vrai qu'il nous parle au coeur, directement...

    C'est terrible et cela me rappelle une amitié qui était si intense et qui s'est achevée sans que je ne comprenne pourquoi, je me suis interrogée et le temps a déployé ses ailes, je n'ai jamais compris...

    Il y a des moments très tristes et l'écriture est un formidable exutoire, merci à toi pour savoir ouvrir ton coeur avec élégance, bienveillance et talent, merci cher Claude. Je t'envoie mes meilleures pensées et de gros bisous d'amitié

    Cendrine

    4
    Jeudi 13 Février à 11:13

    Bonjour Claude 

    Oui c'est bien de l'avoir les publier de temps en temps te poèmes même si ils sont triste c'est un bonheur de relire ces belles phrases que tu sais si bien écrire. le temps change il fait froid beaucoup de vent et la pluie en prime qu'elle tristesse ce ciel aujourd'hui alors qu'hier un petit peu de soleil m'a fait du bien même s'il n'est pas très chaud. je te souhaite une douce fin de semaine Claude je te dis à lundi gros bisous avec toute mon amitié

    Marlène

    3
    Mardi 11 Février à 04:56

    Wouah quel beau grandiose texte même s'il est triste ! j'adore !!! Tu écris merveilleusement ! Merci mon cher Poète ! Je t'embrasse tendrement dans mon petit matin ! A bientôt !

    2
    Lundi 10 Février à 17:30

    bonjour Claude , tu as bien fait de le re publier car un texte comme ça si bien écrit

    et qui est dur et beau à la fois ! c'est pas facile la vie  !!!  , ton titre m'a fait peur !! 

    merci belle semaine a +  amicalement  salut l'Ami ... 

    1
    Lundi 10 Février à 17:24

    oui je m'en souviens très bien de l'avoir lu ce bel écrit 

    Merci 

    Bonne fin d'après midi 

     



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