• VIVRE AVEC LES ETOILES LES ROSES DU TEMPS

     

    vivre avec les étoiles

                                                                    VIVRE AVEC LES  ETOILES

       Je regarde vivre les étoiles,
       Une apparaît, une disparaît sur la toile.
       Le noir intense de la nuit,
       Déchire l’âme et l’esprit.
       Dans cette nuit mon cœur croit en la lumière,
       Instant magique quand je quitte la terre.
       Je deviens plus, je deviens tout,
       Une étoile vient se poser sur ma joue.
       Un filament pétrifie une rose,
       Son parfum sacré sur mon cœur se dépose.
       Pas le temps de rêver,
       Aime mon cœur ainsi étoilé.
       Il lit la géométrie sacrée,
       L’infini lui cache la vérité,
       Il reviendra demain,
       Chercher à nouveau son destin.
       C’est ainsi chaque nuit, chaque jour,
       Depuis qu’il cache mon amour.
       Je regarde vivre les étoiles.



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  • Commentaires

    22
    Vendredi 28 Octobre 2016 à 18:15

    Bonjour Ami Poète....

    après plusieurs semaines d'absence sur la toile.    je reviens lire tes écrits, si parfaits si vrais Tous sont si purs, si délicats  et cela me rappelle un autre ami poète ...

    bisous tout plein

    Une fée

     

    21
    Mardi 25 Octobre 2016 à 17:59

     bonsoir mon petit poète

     je pensait que notre amie en commun  n'allait pas me laissé de place pour tenter de commenter ce joli et merveilleux poème mai si  ton écrit est très beaux je l'es lue et relue  c'est un bijou, une émeraude posé sur un collier fait d'une infinité de mots brillants de beauté ! et n'exagère rien
    Merci à toi de ce partage superbe !  c'est Un grand plaisir  de te lire.
    amicalement et gros bisouss monette

    20
    Mardi 25 Octobre 2016 à 08:44

    Bonjour cher Claude 

    un petit coucou avec la pluie ce matin  mais les températures sont douce je trouve pour la saison

    je te souhaite un bon mardi et t'envoie de gros bisous amitié 

    Marlène

    19
    Lundi 24 Octobre 2016 à 14:56

    Bonjour Claude , je vois que tu es encore là avec cette belle poésie 

    dont je te remercie ! . Prends soin de ta santé en espérant que ta 

    Maman aille mieux . Profites des beaux tons automnales , amitié , 

    escapade , 

    18
    Lundi 24 Octobre 2016 à 09:17

    Bonjour Claude

    c'est avec un ciel bien gris mais des températures plus douces ce matin que je passe te faire un coucou comment vas tu ce matin j'espère que le début de semaine sera doux et serein pour toi je t'embrasse avec toute mon affections et t'envoie de douces pensées

    avec amitié et affection 

    Marlène

    17
    Dimanche 23 Octobre 2016 à 11:53

    C'est un ciel gris, emprunt de tristesse qui annonce,

    Le retour des mauvais jours, sans joie ni plaisir.

    La nature est en veille, les roses sont fanées, le jardin morose.

    Dans les coeurs un désert de glace a pris place, détresse sans nom.

    Les douleurs disparaitrons, doucement et ne seront plus que souvenirs

    Les mois d'hiver passeront, jusqu'aux prochaines roses.

    ps: ma maman est hospitalisée depuis 10 jours...

    je ne t'embrasse pas, je suis très très enrhumée....

    vous espères pas trop mal

    année 2016 pas terrible.......qu'est ce qui nous attend en 2017....

    16
    Jeudi 20 Octobre 2016 à 11:21

    "Un rêve de bonheur qui souvent m’accompagne,

    C’est d’avoir un logis donnant sur la campagne,

    En hiver, l’horizon des coteaux blancs de givre ;

    En été, le grand ciel et l’air qui sent les bois ;

    Et les rares amis, qui viendraient quelquefois

    Pour me voir, de très loin, pourraient me reconnaître,

    Jouant du flageolet, assis à ma fenêtre."

     

    Pour toi ...de moi à toi...

    15
    Jeudi 20 Octobre 2016 à 08:12

    Bonjour Claude

    Un petit coucou en ce jeudi le temps est tristounet 

    il va surement pleuvoir mais bon la nature en a besoin 

    nous n'allons pas nous plaindre je t'embrasse et t'envoie

    toute mon affection et mon amitié pour que ta journée 

    soit douce et sereine 

    Marlène

    14
    Mercredi 19 Octobre 2016 à 11:30

    coucou Claude 

    enfin c'est avec un timide soleil que je t'écris  mon petit billet  avant de continuer ma route j'espère que toi aussi tu as du beau temps c'est avec un petit rayon d'amitié qui réchauffe le cœur que je te laisse pour aujourd'hui en te souhaitant une douce journée gros bisous avec toutes mon affection

    Marlène

    13
    Mardi 18 Octobre 2016 à 08:09

    Bonjour Claude

    Mon petit coucou avant de me préparer 

    pour aller faire mes courses, le temps 

    est un peu plus doux mais le soleil fait 

    défaut bon il faut se dire que l'été s'en est 

    allé et l'hiver n'est plus très loin.

    je te souhaite une douce journée prend bien 

    soins de toi gros bisous 

    Marlène

    12
    Lundi 17 Octobre 2016 à 09:09

    Bonjour Claude

    Un petit coucou en ce début de semaine j'espère que ton weekend c'est bien passé et que tu vas bien, le temps passe vite, ce matin le ciel est bien fris alors qu'hier il y avait un petit rayon de soleil mais il faut se dire que l'été est fini. je te souhaite une douce journée je t'envoie de douces pensées gros bisous 

    Marlène

    11
    Samedi 15 Octobre 2016 à 10:16
    10
    Mardi 11 Octobre 2016 à 11:36

    Bonjour Claude 

    j'arrive des courses il fait un froid de canard ce matin il parait que nous allons avoir un hiver très dur et avec de la neige je ne sais pas mais la météo n'annonce pas toujours ce qu'ils disent nous verrons bien j'espère que tu ne fais pas trop d'imprudence je t'embrasse très fort avec toute mon affection 

    Marlène

    9
    Lundi 10 Octobre 2016 à 10:03

    Merci cher Claude pour ce beau poème et cette rose si douce.

    Contente de t'avoir lu en ce frais matin, il a gelé cette nuit  ...

    Bisous bisous et prends soin de toi

    8
    Lundi 10 Octobre 2016 à 09:05

    Bonjour mon Ami le poète ! OUF ! enfin de tes belles lignes quel bonheur !!!

    Ainsi tu vis avec les étoiles alors je pense que tu ne peux être déçue ... Surtout prend bien soin de toi et de ta maman et donne-nous à ton rythme encore et toujours de belles lignes !

    Gros gros bisous  !

    7
    Lundi 10 Octobre 2016 à 08:39

    Bonjour Claude 

    Un petit coucou en ce début de semaine, le soleil est enfin revenu après ces deux jours de grisaille il faut dire que nous somme en automne et que le temps maintenant va bien changé mais malgré le soleil ce matin il y avait 4° pas très bon pour nous petits osselets mais bon il faut faire avec les saison ton com m'a fait énormément plaisir d'avoir de tes nouvelles et je voulais pas rester sans y répondre je pense souvent à toi Claude et j'aimerai tant que ta santé s'améliore de jour en jour

    je dépose de doux bisous avec toute mon amitié d'amie fidèle 

    Marlène

    6
    Dimanche 9 Octobre 2016 à 21:34

    bonsoir mon cher Claude , tes textes poétiques sont toujours aussi beaux ! et j'aime à te lire ! 

    et les étoiles sont si belles à regarder !  merci  pour ta dernière rose de l'année je pense ...

    le froid commence à arriver ... !!!        prenez soin de vous  ! on pense bien à vous 

    belle semaine  !!!     a+    amicalement 

    une demoiselle bleu

    5
    Dimanche 9 Octobre 2016 à 19:04

    "Dans le soleil couchant chaque soir,

    De la corniche au Promontoire,

    Notre Muscade sur les talons

    Main dans la main  cheminions.

     

    Un dernier reflet d'or sur la lagune a couru,

    Et l'astre solaire, dans la mer a diparu.

    Avec les étoiles dans les cieux,

    Les"sabliers" allumaient leurs feux."

    Avec des bisous sous les Etoiles

    De moi   ....à toi...

     

     

    4
    Dimanche 9 Octobre 2016 à 17:57

    Rien ne peut nous faire oublier ce qui nous ramène aux étoiles...Bises

    3
    Dimanche 9 Octobre 2016 à 17:22

    Bonjour Claude

    je ne fais pas de blog le weekend mais je viens de finir mon repassage aussi pour me détendre je vien sfaire un peu d'ordi cela me repose un peu je vois que tu es passé et je ne peux rester sans te faire un coucou je suis contente que tu as pu nous mettre une nouvelle poésie mais mois se sont des milliers d'étoiles de bonheur que je t'envoie pour que tu sois bine et surtout pour que ces étoiles scintilles encore longtemps pour toi cher Claude je t'embrasse et te dis merci pour cette nouvelle poésie que j'ai beaucoup aimer bisous et bonne fin d'e soirée

    Marlène

    2
    Dimanche 9 Octobre 2016 à 17:10

    Cette rose a la saveur de la douceur 

    J'ai adoré ton poème 

    @ Bientôt de te lire 

     

    1
    Dimanche 9 Octobre 2016 à 16:08

    LA NUIT D'OCTOBRE

    La Muse et le Poète par Eugène Lami


     

     

     

    LE POÈTE

    Le mal dont j'ai souffert s'est enfui comme un rêve.
    Je n'en puis comparer le lointain souvenir
    Qu'à ces brouillards légers que l'aurore soulève,
    Et qu'avec la rosée on voit s'évanouir.

    LA MUSE

    Qu'aviez-vous donc, ô mon poète !
    Et quelle est la peine secrète
    Qui de moi vous a séparé ?
    Hélas ! je m'en ressens encore.
    Quel est donc ce mal que j'ignore
    Et dont j'ai si longtemps pleuré ?

    LE POÈTE

    C'était un mal vulgaire et bien connu des hommes;
    Mais, lorsque nous avons quelque ennui dans le cœur,
    Nous nous imaginons, pauvres fous que nous sommes,
    Que personne avant nous n'a senti la douleur.

    LA MUSE

    Il n'est de vulgaire chagrin
    Que celui d'une âme vulgaire.
    Ami, que ce triste mystère
    S'échappe aujourd'hui de ton sein.
    Crois-moi, parle avec confiance;
    Le sévère dieu du silence
    Est un des frères de la Mort;
    En se plaignant on se console,
    Et quelquefois une parole
    Nous a délivrés d'un remords.

    LE POÈTE

    S'il fallait maintenant parler de ma souffrance,
    Je ne sais trop quel nom elle devrait porter,
    Si c'est amour, folie, orgueil, expérience,
    Ni si personne au monde en pourrait profiter.
    Je veux bien toutefois t'en raconter l'histoire,
    Puisque nous voilà seuls, assis près du foyer.
    Prends cette lyre, approche, et laisse ma mémoire
    Au son de tes accords doucement s'éveiller.

    LA MUSE

    Avant de me dire ta peine,
    O poëte ! en es-tu guéri ?
    Songe qu'il t'en faut aujourd'hui
    Parler sans amour et sans haine.
    S'il te souvient que j'ai reçu
    Le doux nom de consolatrice,
    Ne fais pas de moi la complice
    Des passions qui t'ont perdu.

    LE POÈTE

    Je suis si bien guéri de cette maladie,
    Que j'en doute parfois lorsque j'y veux songer;
    Et quand je pense aux lieux où j'ai risqué ma vie,
    J'y crois voir à ma place un visage étranger.
    Muse, sois donc sans crainte; au souffle qui t'inspire
    Nous pouvons sans péril tous deux nous confier.
    Il est doux de pleurer, il est doux de sourire
    Au souvenir des maux qu'on pourrait oublier.

    LA MUSE

    Comme une mère vigilante
    Au berceau d'un fils bien-aimé,
    Ainsi je me penche tremblante
    Sur ce cœur qui m'était fermé.
    Parle, ami, - ma lyre attentive
    D'une note faible et plaintive
    Suit déjà l'accent de ta voix,
    Et dans un rayon de lumière,
    Comme une vision légère,
    Passent les ombres d'autrefois.

    LE POÈTE

    Jours de travail ! seuls jours où j'ai vécus !
    O trois fois chère solitude !
    Dieu soit loué, j'y suis donc revenu,
    A ce vieux cabinet d'études !
    Pauvre réduit, murs tant de fois déserts,
    Fauteuils poudreux, lampe fidèle,
    O mon palais, mon petit univers,
    Et toi, Muse, ô jeune immortelle,
    Dieu soit loué, nous allons donc chanter !
    Oui, je veux vous ouvrir mon âme,
    Vous saurez tout, et je vais vous conter
    Le mal que peut faire une femme;
    Car c'en est une, ô mes pauvres amis
    (Hélas ! vous le saviez peut-être),
    C'est une femme à qui je fus soumis,
    Comme le serf l'est à son maître.
    Joug détesté ! c'est par là que mon cœur
    Perdit sa force et sa jeunesse;
    Et cependant, auprès de ma maîtresse,
    J'avais entrevu le bonheur.
    Près du ruisseau, quand nous marchions ensemble,
    Le soir, sur le sable argentin,
    Quand devant nous le blanc spectre du tremble
    De loin nous montrait le chemin;
    Je vois encore, aux rayons de la lune,
    Ce beau corps plier dans mes bras...
    N'en parlons plus... - je ne prévoyais pas
    Où me conduirait la Fortune.
    Sans doute alors la colère des dieux
    Avait besoin d'une victime;
    Car elle m'a puni comme d'un crime
    D'avoir essayé d'être heureux.

    LA MUSE


    L'image d'un doux souvenir
    Vient de s'offrir à ta pensée.
    Sur la trace qu'il a laissée
    Pourquoi crains-tu de revenir ?
    Est-ce faire un récit fidèle
    Que de renier ses beaux jours ?
    Si ta fortune fut cruelle,
    Jeune homme, fais du moins comme elle,
    Souris à tes premiers amours.

    LE POÈTE

    Non, - c'est à mes malheurs que je prétends sourire.
    Muse, je te l'ai dit : je veux, sans passion,
    Te conter mes ennuis, mes rêves, mon délire,
    Et t'en dire le temps, l'heure et l'occasion.
    C'était, il m'en souvient, par une nuit d'automne,
    Triste et froide, à peu près semblable à celle-ci;
    Le murmure du vent, de son bruit monotone,
    Dans mon cerveau lassé berçait mon noir souci.
    J'étais à la fenêtre, attendant ma maîtresse;
    Et, tout en écoutant dans cette obscurité,
    Je me sentais dans l'âme une telle détresse,
    Qu'il me vint le soupçon d'une infidélité.
    La rue où je logeais était sombre et déserte;
    Quelques ombres passaient, un falot à la main;
    Quand la bise sifflait dans la porte entrouverte,
    On entendait de loin comme un soupir humain.
    Je ne sais, à vrai dire, à quel fâcheux présage
    Mon esprit inquiet alors s'abandonna.
    Je rappelais en vain un reste de courage,
    Et me sentis frémir lorsque l'heure sonna.
    Elle ne venait pas. Seul, la tête baissée,
    Je regardai longtemps les murs et le chemin,
    Et je ne t'ai pas dit quelle ardeur insensée
    Cette inconstante femme allumait en mon sein;
    Je n'aimais qu'elle au monde, et vivre un jour sans elle
    Me semblait un destin plus affreux que la mort.
    Je me souviens pourtant qu'en cette nuit cruelle
    Pour briser mon lien je fis un long effort.
    Je la nommai cent fois perfide et déloyale,
    Je comptai tous les maux qu'elle m'avait causés.
    Hélas ! au souvenir de sa beauté fatale,
    Quels maux et quels chagrins n'étaient pas apaisés !
    Le jour parut enfin. - Las d'une vaine attente,
    Sur le bord du balcon je m'étais assoupi;
    Je rouvris la paupière à l'aurore naissante,
    Et je laissai flotter mon regard ébloui.
    Tout à coup, au détour de l'étroite ruelle,
    J'entends sur le gravier marcher à petit bruit...
    Grand Dieu ! préservez-moi ! je l'aperçois, c'est elle;
    Elle entre. - D'où viens-tu ? Qu'as-tu fait cette nuit ?
    Réponds, que me veux-tu ? qui t'amène à cette heure ?
    Ce beau corps, Jusqu'au jour, où s'est-il étendu ?
    Tandis qu'à ce balcon, seul, je veille et je pleure,
    En quel lieu, dans quel lit, à qui souriais-tu ?
    Perfide ! audacieuse ! est-il encor possible
    Que tu viennes offrir ta bouche à mes baisers ?
    Que demandes-tu donc ? par quelle soif horrible
    Oses-tu m'attirer dans tes bras épuisés ?
    Va-t'en, retire-toi, spectre de ma maîtresse !
    Rentre dans ton tombeau, si tu t'en es levé;
    Laisse-moi pour toujours oublier ma jeunesse,
    Et, quand je pense à toi, croire que j'ai rêvé !

    LA MUSE

    Apaise-toi, je t'en conjure;
    Tes paroles m'ont fait frémir.
    O mon bien-aimé ! ta blessure
    Est encor prête à se rouvrir.
    Hélas ! elle est donc bien profonde ?
    Et les misères de ce monde
    Sont si lentes à s'effacer !
    Oublie, enfant, et de ton âme
    Chasse le nom de cette femme,
    Que je ne veux pas prononcer.

    LE POÈTE

    Honte à toi qui la première
    M'as appris la trahison,
    Et d'horreur et de colère
    M'as fait perdre la raison
    Honte à toi, femme à l'œil sombre,
    Dont les funestes amours
    Ont enseveli dans l'ombre
    Mon printemps et mes beaux jours !
    C'est ta voix, c'est ton sourire,
    C'est ton regard corrupteur,
    Qui m'ont appris à maudire
    Jusqu'au semblant du bonheur;
    C'est ta jeunesse et tes charmes
    Qui m'ont fait désespérer
    Et si je doute des larmes,
    C'est que je t'ai vu pleurer.
    Honte à toi, j'étais encore
    Aussi simple qu'un enfant;
    Comme une fleur à l'aurore,
    Mon coeur s'ouvrait en t'aimant.
    Certes, ce coeur sans défense
    Put sans peine être abusé;
    Mais lui laisser l'innocence
    Était encor plus aisé.
    Honte à toi ! tu fus la mère
    De mes premières douleurs,
    Et tu fis de ma paupière
    Jaillir la source des pleurs !
    Elle coule, sois-en sûre,
    Et rien ne la tarira;
    Elle sort d'une blessure
    Qui jamais ne guérira;
    Mais dans cette source amère
    Du moins je me laverai,
    Et j'y laisserai, j'espère,
    Ton souvenir abhorré

    LA MUSE

    Poète, c'est assez. Auprès d'une infidèle,
    Quand ton illusion n'aurait duré qu'un jour,
    N'outrage pas ce jour lorsque tu parles d'elle;
    Si tu veux être aimé, respecte ton amour.
    Si l'effort est trop grand pour la faiblesse humaine
    De pardonner les maux qui nous viennent d'autrui,
    Épargne-toi du moins le tourment de la haine.
    - A défaut du pardon, laisse venir l'oubli.
    Les morts dorment en paix dans le sein de la terre:
    Ainsi doivent dormir nos sentiments éteints.
    Ces reliques du cour ont aussi leur poussière;
    Sur leurs restes sacrés ne portons pas les mains.
    Pourquoi, dans ce récit d'une vive souffrance,
    Ne veux-tu voir qu'un rêve et qu'un amour trompé ?
    Est-ce donc sans motif qu'agit la Providence,
    Et crois-tu donc distrait le Dieu qui t'a frappé ?
    Le coup dont tu te plains t'a préservé peut-être,
    Enfant; car c'est par là que ton cœur s'est ouvert.
    L'homme est un apprenti, la douleur est son maître,
    Et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert.
    C'est une dure loi, mais une loi suprême,
    Vieille comme le monde et la fatalité,
    Qu'il nous faut du malheur recevoir le baptême,
    Et qu'à ce triste prix tout doit être acheté.
    Les moissons pour mûrir ont besoin de rosée;
    Pour vivre et pour sentir l'homme a besoin des pleurs;
    La joie a pour symbole une plante brisée,
    Humide encor de pluie et couverte de fleurs.
    Ne te disais-tu pas guéri de ta folie ?
    N'es-tu pas jeune, heureux, partout le bienvenu ?
    Et ces plaisirs légers qui font aimer la vie,
    Si tu n avais pleuré, quel cas en ferais-tu ?
    Lorsqu'au déclin du jour, assis sur la bruyère,
    Avec un vieil ami tu bois en liberté,
    Dis-moi, d'aussi bon cœur lèverais-tu ton verre,
    Si tu n'avais senti le prix de la gaîté ?
    Aimerais-tu les fleurs, les prés et la verdure,
    Les sonnets de Pétrarque et le chant des oiseaux,
    Michel-Ange et les arts, Shakspeare et la nature,
    Si tu n'y retrouvais quelques anciens sanglots ?
    Comprendrais-tu des cieux l'ineffable harmonie,
    Le silence des nuits, le murmure des flots,
    Si quelque part là-bas la fièvre et l'insomnie
    Ne t'avaient fait songer à l'éternel repos ?
    N'as-tu pas maintenant une belle maîtresse?
    Et, lorsqu'en t'endormant tu lui serres la main,
    Le lointain souvenir des maux de ta jeunesse
    Ne rend-il pas plus doux son sourire divin ?
    N'allez-vous pas aussi vous promener ensemble
    Au fond des bois fleuris, sur le sable argentin ?
    Et, dans ce vert palais, le blanc spectre du tremble
    Ne sait-il plus, le soir, vous montrer le chemin ?
    Ne vois-tu pas alors, aux rayons de la lune,
    Plier comme autrefois un beau corps dans tes bras,
    Et si dans le sentier tu trouvais la Fortune,
    Derrière elle, en chantant, ne marcherais-tu pas ?
    De quoi te plains-tu donc ? L'immortelle espérance
    S'est retrempée en toi sous la main du malheur.
    Pourquoi veux-tu haïr ta jeune expérience,
    Et détester un mal qui t'a rendu meilleur ?
    O mon enfant ! plains-la, cette belle infidèle,
    Qui fit couler jadis les larmes de tes yeux;
    Plains-la ! c'est une femme, et Dieu t'a fait, près d'elle,
    Deviner, en souffrant, le secret des heureux.
    Sa tâche fut pénible; elle t'aimait peut-être;
    Mais le destin voulait qu'elle brisât ton cœur.
    Elle savait la vie, et te l'a fait connaître;
    Une autre a recueilli le fruit de ta douleur.
    Plains-la ! son triste amour a passé comme un songe;
    Elle a vu ta blessure et n'a pu la fermer.
    Dans ses larmes, crois-moi, tout n'était pas mensonge.
    Quand tout l'aurait été, plains-la ! tu sais aimer.

    LE POÈTE

    Tu dis vrai : la haine est impie,
    Et c'est un frisson plein d'horreur
    Quand cette vipère assoupie
    Se déroule dans notre cœur.
    Écoute-moi donc, ô déesse !
    Et sois témoin de mon serment
    Par les yeux bleus de ma maîtresse,
    Et par l'azur du firmament;
    Par cette étincelle brillante
    Qui de Vénus porte le nom,
    Et, comme une perle tremblante,
    Scintille au loin sur l'horizon;
    Par la grandeur de la nature,
    Par la bonté du Créateur,
    Par la clarté tranquille et pure
    De l'astre cher au voyageur,
    Par les herbes de la prairie,
    Par les forêts, par les prés verts,
    Par la puissance de la vie,
    Par la sève de l'univers,
    Je te bannis de ma mémoire,
    Reste d'un amour insensé,
    Mystérieuse et sombre histoire
    Qui dormiras dans le passé !
    Et toi qui, jadis, d'une amie
    Portas la forme et le doux nom,
    L'instant suprême où je t'oublie
    Doit être celui du pardon.
    Pardonnons-nous; - je romps le charme
    Qui nous unissait devant Dieu.
    Avec une dernière larme
    Reçois un éternel adieu.
    - Et maintenant, blonde rêveuse,
    Maintenant, Muse, à nos amours
    Dis-moi quelque chanson joyeuse,
    Comme au premier temps des beaux jours.
    Déjà la pelouse embaumée
    Sent les approches du matin;
    Viens éveiller ma bien-aimée,
    Et cueillir les fleurs du jardin.
    Viens voir la nature immortelle
    Sortir des voiles du sommeil;
    Nous allons renaître avec elle
    Au premier rayon du soleil !

     



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