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    LE POETE ECRIT


    LE 
    POÈTE ECRIT
     
     
    Le poète écrit d’abord, ne réfléchi qu’après
     Il ne dit jamais mensonge, écrit toujours la vérité
     Il rêve souvent, mais il ne sait pas qu’il rêve
     Car il rêve sous le vent, par son âme il s’élève
     Son âme à ses secrets, mais aussi ses mystères
     Il est tel qu’en lui-même, comme l’éternité de la terre
     Où il vit en homme libre, dans la foi de ses dogmes
     Il règne sur la vérité des choses quand il s’agit de l’homme
     Pieusement il souffre, il pleure, il faut que je vous le dise
     Même si sur son cœur, le temps, n’à pas de prise
     Il reste souvent seul, à vivre avec les roses
     Pas celle de son cœur, hélas il n’en dispose
     Il vit dans son souvenir en regardant les étoiles

     C’est seulement la nuit qu’il peut vivre sans voiles


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  • UNE ROSE POUR VOUS DIRE


     
     Ironique pudeur de ceux qui passent sans rien écrire
     Une rose en offrande pour vous le dire
     Même heureuse elle pleure
     Merci

    Ne pas être heureux
    C’est trouver le bonheur dans le silence de son malheur
    On pleure sur son bonheur
    Quand les larmes de ce bonheur sont un vrai malheur
    On pleure aussi sur son malheur
    Quand les larmes de ce malheur sont la faute du bonheur
    Même heureux on pleure
    Sur le malheur de ceux qui ne le sont pas à chaque heure


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    JE SOUFFLE SUR LA TERRE


    SOUFFLER SUR LA TERRE

     
     
    Je souffle sur la terre, et je pars au lointain
      Que sera le jour, quand sera-t-il demain
      Marcher sur la terre, ou marcher sur la mer
      Sur la corde tendu qui s’élève dans l’air
      Je ne me prend point pour dieu, car dieu est partout
      Mais conscience où raison, l’esprit mène à tout
      Jusqu’à l’aurore éternelle des matins d’or
      Celle pour le plaisir extrême d’un merveilleux décor
      Alors seulement le souffle du vent emporte
      En poussant sur l’arbre déraciné les feuilles mortes
      C’est la  fin d’une nuit que je voyais brune
      Une nuit au voyage blanchâtre de la lune
      J’ai soufflé sur la terre, dans un voyage sans fin
      J’ai revu le jour, celui qui poursuit le destin
      Il suffirait de quelque rien
      Pour que la rose à vivre sans un chagrin


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    DOULEUR DU TEMPS

      
    DOULEUR DU TEMPS


     
    Le temps n’est ! Que la douleur de l’homme
     
    L’inflexion n’est ! Que dans ses rêves en somme
      L’homme sait cela depuis la nuit des temps
      Son horloge sait cela depuis le commencement
      Le temps c’est : le silence aux notes noires et blanches
     
    Inlassablement inceste silencieux en avalanches
      Un viol sans douleurs sur l’âme où il s’épanche
      Sa jouissance dans l’oubli : rare chance
      Il n’a pas d’âme, sa force : une constance
      Le temps cueille toutes les roses de la vie
      Dans ses siècles éternels, dans ses profondes nuits
      Tous les cœurs en secrets battent pour lui
      Il reste indifférent et rien ne le séduit
      Les dieux sont complaisants devant vénus il fuit
      Ses desseins sont impénétrables, chaque jour il  accomplit :
      Le temps de toutes les vies


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  • L'HOMME DEVIENT


     L’HOMME DEVIENT ……


     
    L’homme devient pieux, la douleur devient son maître
     Il apprend à souffrir, il apprend à se connaitre
     Il se connait mieux, il apprend ses souffrances
     Il infléchi sa voix qui garde sa vaillance
     Sa chair est triste, il reste seul dans le soir
     Il reste lui, comme l’arbre et ses branches d’espoirs
     Il fait des rêves étranges qui ainsi le pénètre
     Il laisse faire le temps, il combat ses peut êtres
     Il pleure dans son cœur, comme dans celui de la rose
     La rose qui vit son temps comme toutes les choses
     Sans rage, sans désespoir son cœur bat de sa prose
     Celle que lui inspire le silence sans l’odeur de la rose
    V L
     


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