• ELLE ME REGARDE

       
    ELLE ME REGARDE

      
       
    Elle lit
         Sans bruit
         Chaque nuit
         Par-dessus mon épaule
         Comme une maitresse d’école
         Une chance
         Son silence
         Eclaire ma passion
         Sans aucune punition
         Chaque soir
         Sa lumière : un espoir
         Se penche sur mon sommeil
         Me tenant en éveil
         Mais au-delà de minuit
         Vacille sans bruit
         Au fronton de l’inconnu
         Corrige mes vers nus
         C’est la lampe du ciel  
         Qui me cache l’éternel
         Dans mes voyages de lumière
         Quand l’esprit quitte la terre
    Les yeux fermés
    Dans la nuit à errer
    Au bal des étoiles
    S'ouvre le voile
    Sur le chemin toujours
    Pour un voyage d'amour
     Je ne briserai jamais
     Ce doux moment de paix


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  • LES ARBRASSONS

      
    LES ARBRASSONS

        
       
    Il y a toujours une chanson douce
        Qui pleure quand on la pousse
        Elle frappe le cœur comme celui d’une feuille
        Qui tombe à l’automne sans qu’on le veuille
        Elle meurt de soif, elle meurt en couleurs
        Du bleu, à l’orange, à l’or de son cœur
        Elle perd une amie comme on perd une rose
        Comme celle de l’automne et ses pétales roses
        Tout chante en chœur dans cette saison
        La musique naturelle chante sans raisons
        Pour les meilleurs instruments crées : les arbrassons
        Le hêtre où l’érable donnent les meilleurs sons
        La douceur ,l’aigu, où le grave c’est le violon
        Sont charme, berce les âmes tendres
        De la terre jusqu’au ciel il sait se faire entendre
        Il pleure où il chante à toutes les saisons
        Seul ses silences font vibrer les passions


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  • TOURBILLONS

     

         TOURBILLONS

    Les tourbillons du temps
    Bercent le néant
    Les fleurs de l’océan
    En vagues de diamants
    Flambent le firmament
    Ondulent les courants

         Au royaume des vents

                                                  Les astres sans tourments
                                              Aux étoiles de l’infini
                                             Amoureuses de la nuit

         Des lumières sans fin
    Eclairent le chemin
    De flots diablotins
    Ciselés de feuilles d’airain
    couvertes de soie et de lin
    Sur le vaisseau souverain
    L’hydre de l’océan
    Berce le néant
    Au tourbillon du temps

    photo création : Celiandra


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  • PAGES BLANCHES


    PAGES BLANCHES


       
    Souvent, je regarde les pages blanches
         Les pensées ailleurs, l’inspiration flanche
        Des milliers de pensées chevauchent dans la tête
        Toutes se bousculent, aucune ne fait la fête
        Puis ce silence qui me regarde, mes yeux s’énervent
        Tous les objets qui m’entourent, un à un m’observent
        Immobiles et bizarres, que peuvent-ils bien penser ?
        Je les admire, de pouvoir tenir la pose, sans broncher
        De l’armoire au bureau, rien ne bouge vraiment
        Pourtant, je les entend craquer sèchement
        Les portraits me dévisagent avec insistance
        Le fauteuil crapaud me tend les bras, une chance
        Sur la table de nuit, le tic tac du réveil jalouse la montre
        Signale à la lampe de chevet que sur le mur vit son ombre
        Alors, j’éteins la lumière et dans le noir provisoire
        La liberté de penser ne devient qu’illusoire
        Mais elle existe et entreprend son voyage dans la nuit
        Ce n’est plus de l’illusion, mais la réalité de la vie
        Celle trouvée il y a tant d’années, tant d’infini
        Seule l’aube viendra une fois encore, fermer ce paradis
        Le jour se réveille, l’esprit revient de ce lointain
        Où toutes les pensées ont rencontrées tant d’humains
        L’histoire, c’est l’histoire chaque jour, chaque nuit
        Elle se répète dans le noir, dans le jour sans fin
        C’est l’histoire que l’on vit dans les jours et les nuits de son destin


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  •  

    BALADE DANS LA VALLEE

       
    BALADE DANS LA VALLÉE 


        Un souffle de la montagne dans le silence de la nuit
        Etrange sensation, sous la lune qui luit
        Son silence un peu frais, caresse les visages
        A la manière d'un courant, venu du fond des âges
        Pas un arbre ne bouge, figé dans son rôle
        Le toit du ciel, s’appuie sur les épaules
        Cette ambiance parle, sans un mot : seule sa présence
        Présente partout, en brillance de son absence
        Se rappelle à nos mains serrées
        Nos regards l’un dans l’autre furtifs, illuminés
        Font passer nos corps l’un dans l’autre à s’interroger
        Mêmes nos pas dans les herbes souillées
        Se posent mille questions tremblants, sans s’arrêter
        Une peur intérieure, fait battre nos cœurs
        Chacun de nous écoutant l’autre, tel un acteur
        Qui rentre en scène pétrifié par le trac
        Toutes nos pensées vagabondent en vrac
        Une peur, sans peur, celle qui donne la chair de poule
        Nous sommes vraiment seuls, parmi ce fond de houle
        Aucun son dans nos bouches ne peut nous rassurer
        Sur cet étrange silence, dans cette nuit d'été
        Il est minuit, nous n’avons pas rêvés
        Mais nous sommes partis dans cet ailleurs qui vit dans la vallée
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    Pour des raisons personnelles et familiales
    Ma présence sur le web sera limitée
    Merci
    VL/Claude


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