• LA NATURE GERCEE


    NATURE GERCEE

     
    La nature est gercée de mélèzes tout roux
     Le ciel bleu les observe, pâle, l’air doux
     L’astre du jour réchauffe un peu leurs épines dorsales
     Mais demain, peu à peu ces épines en cavale
     Mettrons à nu, la solitude de toutes leurs toisons
     Au lointain le froid usera l’horizon
     Demain sera le jour de nouvelles aubes grises
            Les brouillards incestueux sans soucis de la bise
     Régneront à nouveau sur les forêts conquises
     Le fond des bois, là où règne la nuit les fantômes
     Ceux que les grands corbeaux noirs ignorent en somme
     Afin de se fondre dans les douceurs de la brume
     Le fond des bois et ses candides fraîcheurs
     lorgneront tout là haut les sommets en blancheurs
     C’est la haute magie de la peinture en cimes
     Celle qui éclaire la montagne sublime
     En scintillant de belles croix  d’étoiles
     Sous la douceur de l’aurore lèveront le voile
     Pour briller toujours plus immaculées d’or
     Quand l’astre du matin nagera dans leur décor


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  • JE MARCHE

       
    JE MARCHE
         Je marche sur les chemins de l’automne
         Leurs sanglots longs sur les violons monotones
         Bercent mon cœur de son sang qui en résonne
        Aux couleurs de la vie dont les feuilles s’étonnent
         De résister au temps qui toujours les capitonne
          Par les pièges que les jours et les nuits actionnent
         Je marche sur les sentiers de l’hiver
         Pas à pas l’horizon se charge de l’éther
         Celui qu’il faut franchir par delà les couleurs
         Sans jamais oublier la rose du cœur
         Cette rose est partout de la terre jusqu’au ciel
         Devient encore plus belle auprès de l’éternel
         Je marche sur le chemin, sur les sentiers des saisons
         Chaque gravier qui roule sur le cœur des raisons
         Jamais ne se plaint du silence en passion
          Mais pleure des larmes en croix, sans être en union
         Pour célébrer le temps des étoiles septentrion
          Ni quitter la route guidé par Amphion
         Je marche sans perdre la force de la vie
         Je marche dans les souvenirs infinis
         Je marche sur l’horloge de mon temps
         Je marche tout en rêvant marcher sur l’océan
         Je marche en pleurant seulement dans mon cœur
         Je marche même si je ne trouve pas l’éternité du bonheur
         Je marche sans force, sauf le sang de mon âme
         Je marche pour le cœur de la rose que chaque jour je réclame

    Claude m'a demandé d'écrire son article pour vous remercier toutes et tous
    De vos messages  qui ont touchés son cœur
    Sa situation évolue doucement mais demandera hélas encore beaucoup de temps
    Bien à vous : votre dévoué Raymond


     


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  • LA DERNIERE ROSE.....EN PAUSE DUREE INDETERMINEE

     
     LA DERNIERE ROSE
      
      
    La dernière rose, aux pétales rougies
       Folâtre dans mes yeux comme un papillon de nuit
       L’iris avec ce doux velours charmant
       Illumine mon regard, comme celui d’un enfant
       Qui découvre sa belle étoile du matin
       Brillante dans les cieux de son destin
       Mon cœur brûle de milliers de flammes
       Qui lèchent tendrement les lèvres de mon âme
       Je vois ainsi les anges se mirer dans son cœur
       L’astre des cieux dans un immense bonheur
       Réchauffe la plus belle princesses des fleurs
       Mes mains la caresse : toutes tremblantes
       Reçoivent une douce récompense odorante
       Mon cœur tressaille et chante les louanges
       De cette princesse qui fait rougir le cœur des anges

    Un problème familial intervenu ce matin
    M'oblige à une pause pour une durée indéterminée
    Bien a vous toutes et tous
    Claude


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  • LE TEMPS DE LA NUIT

       
     LE TEMPS DE LA NUIT

       
    J’arrache le temps à la nuit
         Mais l’homme que je suis
         Part souvent après minuit
         Dans l’immensité infini
         Il n’y a plus de temps, pourtant je vie
         Dans ce vide où s’envole l’esprit
         Je ferme les yeux, me voilà surpris
         Du silence régnant dans le vide sans bruits
         Je ne vois plus mon corps qui fuit
        Autour de moi le calme luit
         Je ne pense plus, je suis en oubli
       
    Ai-je trouvé le jardin paradis ?
         Il est immense et moi tout petit
         Je ne peux rien toucher : surpris
         Tout baigne dans les nuages cotonneux ici
         Plénitude sereine, je suis heureux aussi
         Je ne pense plus, je ne rêve plus, je vie
         Au jour d’une nuit recommence ma vie
         Mon âme est : où mon corps ne peut être en survie
         Chaque nuit je meurs, chaque jour à renaître la vie

    LE TEMPS DE LA NUIT

      


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  • CIEL DE LOUP


     CIEL DE LOUP


     
    J’ai vu un ciel de loup
     Le feu était partout
     Un feu plein de mystère
     Du ciel  jusqu’à la terre
     Les yeux s’enivre de l’onde
     Les flammes fondent
     Dans la mer profonde
     L’océan cache la brume
     Partout caresse l’écume
     L’horizon dans ses lumières
     Blanchit la côte entière
     Le goéland effleure l’abime
     Où se cache l’ombre sublime
     L’alcyon chante, trouble l’eau
     Le phare lointain résiste à ses assauts
     Ce n’est plus le temps des pirates
     Résistant aux vagues scélérates
     La tempête s’est déchainée
     Dans l’horizon de la nuit damnée
     J’ai vu un ciel de loup
     Le feu était partout


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